Poèmes de l’Amour, 1924
CXLI. « Je me taisais, j’avais fait vœu »
Je me taisais, j’avais fait vœuDe ne te jamais reprocherTon esprit net, sobre, empêchéDe tout élan, de tout aveu ;
Mais ce soir où le ciel d’automneEffeuille un soleil languissant,Laisse que ma voix s’abandonneÀ trahir les secrets du sang :
— Entends-tu, cher cœur sans tendresse,Chère âme insensible et têtue,En ce jour où je te confesseMa native et fière tristesse,Combien de fois je me suis tue ?
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abba) 1(abab) 1(abaab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 quatrains, 1 quintil
- Mots à la rime
- a vœu / aveu masculine, classiqueb reprocher / empêché masculine, non classiquea d’automne / s’abandonne féminine, classiqueb languissant / sang masculine, non classiquea tendresse / confesse / tristesse féminine, classiqueb têtue / tue féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 1.4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources