Poèmes de l’Amour, 1924
LXIII. « Je voyais, aussi nettement »
Je voyais, aussi nettementQu’on voit la rose en fraîche toile,S’épanouir au firmamentLa pulpe altière des étoiles.
Je rêvais. Par les jours trop chauds,Quand l’heure du soir songe et stagne,Une rue, un mur blanc de chaux,Me restituaient les Espagnes.
Auprès d’un verger de Passy,Quand la nuit met sa molle rocheSur tout l’espace dessaisi,J’entendais, au lointain, des clochesÉparpiller leur lent souci…L’univers logeait dans mon cœur,
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 2[abab] 1[ababa] 1[aa]
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 quatrains, 1 quintil, 1 distique
- Mots à la rime
- a nettement / firmament masculine, classiqueb toile / étoiles féminine, non classiquea chauds / chaux masculine, classiqueb stagne / Espagnes féminine, non classiquea Passy / dessaisi / souci masculine, classiqueb roche / cloches féminine, non classiquec cœur / voleur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 1.9
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources