Poèmes de l’Amour, 1924
CXII. « Lorsque l’on n’aime pas, l’on devine, l’on sait »
Lorsque l’on n’aime pas,‖ l’on devine, l’on saitLes mérites d’un autre cœur,L’on juge exactement,‖ et, si l’on haïssait,L’on rendrait encor quelque honneur.
Mais l’amour, recherchant‖ l’extrême ressemblance,Ne peut jamais se satisfaire,Il tient en vacillant‖ la secrète balanceOù se nuit un double mystère…
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (4 de 8, 4 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a sait / haïssait masculine, classiqueb cœur / honneur masculine, classiquea ressemblance / balance féminine, classiqueb satisfaire / mystère féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources