Poèmes de l’Amour, 1924
CXXIII. « Puisque le cœur même, et le temps »
Puisque le cœur même, et le temps,Et les chétives circonstancesPeuvent altérer la constance,J’ai bien fait de t’aimer autant !
J’ai bien fait de graver mon âmeSur le joyau de ton regard,Pour qu’un jour toi-même réclamesContre les assauts du hasard,
Pour que jamais plus tu n’oubliesCette chaîne des yeux mêlés,Ces flambeaux perforants qui lientDeux corps avides et comblés.
— L’orgueilleuse et calme décenceQui succède à la voluptéVient de ce que la conscienceVeut que ce qui fut ait été…
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a temps / autant masculine, non classiqueb circonstances / constance féminine, non classiquea âme / réclames féminine, non classiqueb regard / hasard masculine, classiquea n’oublies / lient féminine, non classiqueb mêlés / comblés masculine, classiquea décence / conscience féminine, classiqueb volupté / été masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources