Poèmes de l’Amour, 1924
LIV. « Quand un soudain sommeil a séparé de toi »
Quand un soudain sommeil‖ a séparé de toiMa pensée attentive,‖ anxieuse et tenace ;Quand je suis prisonnière‖ en ce cachot étroit,Et quand l’amour, toujours‖ pareil à la menace,
Semble avoir dans le songe‖ égaré les contoursDe ton être par qui‖ me parvient l’atmosphère,Je goûte obscurément‖ cet instant calme et courtDont s’est enfui le mal‖ que ton œil peut me faire…
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a toi / étroit masculine, non classiqueb tenace / menace féminine, classiquea contours / court masculine, non classiqueb l’atmosphère / faire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources