Poèmes de l’Amour, 1924
CXXV. « Royalement, — peut-être en vain, — »
Royalement, — peut-être en vain, —Car, hélas ! à l’heure qu’il estJ’ignore encor ce qui te plait,Je t’ai fait des cadeaux divins !
Sans que tu puisses t’en douter,Et comme un jardin pour les dieux,Mon cœur te situe au milieuDe tous mes immortels étés.
Et cependant que sous ton toitTu ne rêves peut-être à rien,Je vois d’un œil aérienCe grand ciel que j’ai mis sur toi…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a vain / divins masculine, non classiqueb est / plait masculine, classiquea douter / étés masculine, non classiqueb dieux / milieu masculine, non classiquea toit / toi masculine, non classiqueb rien / aérien masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 3.3
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources