Poèmes de l’Amour, 1924
CX. « Sans doute ma vie est plus morne »
Sans doute ma vie est plus morne,Et plus stable aussi qu’autrefois.Ce n’est plus l’espace sans borneQue je poursuis ; j’assiste à toi.
Mais tandis que mes pas s’arrêtentAuprès de ton cœur grave et sûr,Des dieux offensés me regrettentÀ quelque banquet de l’azur !
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a morne / borne féminine, classiqueb qu’autrefois / toi masculine, non classiquea s’arrêtent / regrettent féminine, classiqueb sûr / l’azur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources