Poèmes de l’Amour, 1924
XCVII. « Tant aimer ! Non, aucun orgueil »
Tant aimer ! Non, aucun orgueilNe me soulève cette fois !Hermione aux cris de chevreuil,Phèdre hantant les rocs, les bois,Me sont de détestables sœurs !La sérénité, la douceur,Les calmes jours, leurs purs trésors,Surpassent ces mortels transports !— D’où nous viendrait cette fiertéD’avoir atrocement goûtéAu sombre suc de la Nature ?— Ô Raison ! sache nous blâmer !Réprouve les cœurs affamés,Dis-le ! pour que la créatureRenonce à l’humaine pâture !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[abab] 3[aa] 1[abbaab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a orgueil / chevreuil masculine, classiqueb fois / bois masculine, classiquec sœurs / douceur masculine, non classiqued trésors / transports masculine, classiquee fierté / goûté masculine, classiquef Nature / créature / pâture féminine, classiqueg blâmer / affamés / aimer masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.7· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources