Poèmes de l’Amour, 1924
CXXXV. « Tu m’enchantes, je te supporte »
Tu m’enchantes, je te supporte ;Songe combien ce mot est doux !J’abdique quand je deviens nous,J’accepte d’être cette morte ;
Ton charme, moins doux que tes torts,A dispersé ma solitude ;C’est te préférer à mon sort,À ma vie, à son amplitude,Que de constater sans remordsCe suave et secret accordPar qui tout l’univers s’élude…
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abba) 1(ababaab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 quatrain, 1 septain
- Mots à la rime
- a supporte / morte féminine, classiqueb doux / nous masculine, classiquea torts / sort masculine, non classiqueb solitude / amplitude / s’élude féminine, classiquec remords / accord masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources