Le calepin du mendiant, 1949· Poésies diverses (1873-1913)
A ernest Delahaye
Mars, 18.
J'ignorais que ta maisonÉtait en infirmerieChangée en toute saison.Je te demande pardonEt je ne m'étonne mieSinon de vous savoir‖ encore tous en vie !Et j'en ai l'âme réjouieAu moins autant que ton docteur.Qui ne saurait manquer‖ à te faire un malheur !Car de deux choses l'une :‖ ou vous met sur la pailleOu vous force d'aller‖ où faut que chacun aille.
(Paris, 18 mars 1904.) Ton LA GUERRIÈRE.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[abaab] 3[aa]
- Mètre
- Vers de 7, 12 et 8 syllabes (5 de 7, 4 de 12, 2 de 8)· profil 7, 8, 6+6
- Mots à la rime
- a maison / saison / pardon masculine, classiqueb infirmerie / mie féminine, classiquec vie / réjouie féminine, classiqued docteur / malheur masculine, classiquee paille / aille féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le calepin du mendiant, Genève, Pierre Cailler, éditeur, 1949· Sources