Le calepin du mendiant, 1949· Le calepin du mendiant (1911)
I. « C'est le quinze août dans mon hameau »
C'est le quinze août dans mon hameau,Et c'est le grand jour de la Vierge ;La sainte nappe n'est de serge,Et le bedeau n'a son plumeau.
Oui, mais je, pleurant à nouveau,Sous un goupillon qui m'asperge,Revois le drap couleur de ciergeDe ma petite sœur Nouveau.
Elle aussi s'appelait Marie,D'être morte fort peu marrie ;A sept ans, âge de raison,
(Attention ! gare à la tête !…)Son âme brisait sa prisonUn quinze août, le jour de sa fête !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a hameau / plumeau masculine, classiqueb Vierge / serge féminine, classiquea nouveau / Nouveau masculine, classiqueb m'asperge / cierge féminine, classiquea Marie / marrie féminine, classiqueb raison / prison masculine, classiquea tête / fête féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le calepin du mendiant, Genève, Pierre Cailler, éditeur, 1949· Sources