Valentines, 1922· Autres vers
Ciels
Le Ciel a‖ de jeunes pâturagesTendres, vers un palais‖ triste et vermeil :Un Essaim d’Heures sauvagesGuide Pasiphaé,‖ petite fille du Soleil.
Des troupeaux‖ silencieux du ciel,Un nuage,‖ un doux taureau s’écume,Se détache, avec le souci réelDu Baiser qui‖ l’arrose et la parfume.
Et ces neiges, fraîcheur‖ et ferveur,Au ciel des étreintes fatales,S’unissent, ô Douleur !Le taureau roule sur‖ la prairie idéale.
La Passion‖ plus doucement encore a lui.Sous le Baiser qui les‖ parfume et les arrose,Ils s’absorbent au ciel‖ qui les absorbe en lui.Reste seule la bave‖ du Baiser, amère et rose.
Le Couchant a‖ brûlé comme un palais.Et le ciel‖ s’aveugle avec les cendresQu’un Dieu noir‖ chasse avec un balai.Vénus, diamant et‖ feu, au jardin d’amour, va pendre.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Vers de 9, 10, 12 et 14 syllabes (6 de 9, 4 de 10, 4 de 12, 3 de 14, 1 de 6, 1 de 7, 1 de 8)· profil 3=6, 4÷6, 6=6, 6÷8
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a pâturages / sauvages féminine, classiqueb vermeil / Soleil masculine, classiquea ciel / réel masculine, classiqueb s’écume / parfume féminine, classiquea ferveur / Douleur masculine, classiqueb fatales / idéale féminine, non classiquea lui masculine, classiqueb arrose / rose féminine, classiquea palais / balai masculine, non classiqueb cendres / pendre féminine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 1.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Valentines et autres Vers, Paris, Albert Messein, Éditeur, 1922· numérisation poesies.net· Sources