Valentines, 1922· Autres vers
Les yeux
Les veilleuses dont notre nuit‖ est parfuméeSont des sœurs dont les longs‖ regards sont des secretsEt les yeux de nacre et‖ de perle des coffretsNous pénètrent, et sur‖ la basse cheminée,
Le miroir où‖ ta beauté nue est confirméeRépète ces regards‖ et ces yeux indiscrets,Qui troublants comme les‖ feux pâles d’un marais,Hantent le cœur du doux‖ poète et de l’Aimée.
O ces yeux, tous ces yeux,‖ dans le calme aromalDe l’amour, sont d’autant‖ plus tendres qu’ils font malEt notre âme connaît‖ des terreurs, pourtant pures.
Mais quand l’aube s’abat‖ sur nos chastes volets,La fenêtre a deux yeux‖ bleus et vides, si laidsQue nous tirons sur nous‖ toutes les couvertures.
G.N.L.F.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a parfumée / cheminée féminine, classiqueb secrets / coffrets masculine, classiquea confirmée / l’Aimée féminine, classiqueb indiscrets / marais masculine, classiquea aromal / mal masculine, classiqueb pures / couvertures féminine, classiquea volets / laids masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Valentines et autres Vers, Paris, Albert Messein, Éditeur, 1922· numérisation poesies.net· Sources