Œuvres complètes, 1775‑1806· Les déguisemens de vénus
TABLEAU PREMIER. « Aux bergers la naissante Aurore »
Aux bergers la naissante AuroreAnnonçait l'heure des travaux ;Mais Myrtis sommeillait encore ;Un songe agitait son repos.Il se croit aux champs de Cythère ;Vénus, en habit de bergère,A ses yeux apparaît soudain :Elle balance dans sa mainDe myrte une branche légère.Surpris, il fléchit les genoux,Et contemple cette immortelle,Que Paris jugea la plus belle,Et dont les bienfaits sont si doux.Long-temps il l'admire, et sa bouchePour l'implorer en vain s'ouvrait ;Du myrte heureux Vénus le touche,Sourit ensuite et disparaît.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 2[abab] 1[aabba] 1[abba]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a Aurore / encore féminine, classiqueb travaux / repos masculine, classiquec Cythère / bergère / légère féminine, classiqued soudain / main masculine, classiquee genoux / doux masculine, classiquef immortelle / belle féminine, classiqueg bouche / touche féminine, classiqueh s'ouvrait / disparaît masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
17 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Parny, tome I, Paris, CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS, 1831· numérisation gallica.bnf.fr· Sources