Œuvres complètes, 1775‑1806· Poésies érotiques· Livre premier
IV. Billet
Dès que la nuit sur nos demeuresPlanera plus obscurément,Dès que sur l'airain gémissantLe marteau frappera douze heures,Sur les pas du fidèle AmourAlors les Plaisirs par centaineVoleront chez ma souveraine,Et les Voluptés tour à tourPrendront soin d'amuser leur reine.Ils y resteront jusqu'au jour :Et si la matineuse AuroreOubliait d'ouvrir au soleilSes larges portes de vermeil,Le soir ils y seraient encore.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 2[abba] 1[abbaba]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a demeures / heures féminine, classiqueb obscurément / gémissant masculine, classiquec Amour / tour / jour masculine, classiqued centaine / souveraine / reine féminine, classiquee Aurore / encore féminine, classiquef soleil / vermeil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Parny, tome I, Paris, CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS, 1831· numérisation gallica.bnf.fr· Sources