Œuvres complètes, 1775‑1806· Les tableaux
TABLEAU VI. Les rideaux
Dans cette alcôve solitaireSans doute habite le repos ;Voyons. Mais ces doubles rideauxSemblent fermés par le Mystère ;Et ces vêtemens étrangersMêlés aux vêtemens légersQui couvraient Justine et ses charmes,Et ce chapeau sur un sopha,Ce manteau plus loin, et ces armes,Disent assez qu'Amour est là.C'est lui-même : je crois entendreLe premier cri de la douleur,Suivi d'un murmure plus tendre,Et des soupirs de la langueur.Valsin, jamais ton inconstanceN'avait connu la volupté ;Savoure-la clans le silence.Tu trompas toujours la beauté ;Mais sois fidèle à l'innocence.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[abba] 1[aa] 2[abab] 1[ababa]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a solitaire / Mystère féminine, classiqueb repos / rideaux masculine, classiquec étrangers / légers masculine, classiqued charmes / armes féminine, classiquee sopha / là masculine, classiquef entendre / tendre féminine, classiqueg douleur / langueur masculine, classiqueh inconstance / silence / l'innocence féminine, classiquei volupté / beauté masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
19 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Parny, tome I, Paris, CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS, 1831· numérisation gallica.bnf.fr· Sources