Œuvres complètes, 1775‑1806· Poésies érotiques· Livre troisième
I. Les Sermens
Oui, j'en atteste la nuit sombre,Confidente de nos plaisirs,Et qui verra toujours son ombreDisparaître avant mes désirs ;J'atteste l'étoile amoureuse,Qui, pour voler au rendez-vous,Me prête sa clarté douteuse ;Je prends à témoins ces verroux,Qui souvent réveillaient ta mère,Et cette parure étrangère,Qui trompe les regards jaloux ;Enfin, j'en jure par toi-même,Je veux dire par tous mes dieux ;T'aimer est le bonheur suprême ;Il n'en est point d'autre à mes yeux.Viens donc, ô ma belle maîtresse,Perdre tes soupçons dans mes bras ;Viens t'assurer de ma tendresse,Et du pouvoir de tes appas.Aimons, ma chère Éléonore,Aimons au moment du réveil,Aimons au lever de l'Aurore,Aimons au coucher du soleil ;Durant la nuit aimons encore.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab] 1[ababccb] 1[ababa]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a sombre / ombre féminine, classiqueb plaisirs / désirs masculine, classiquec amoureuse / douteuse féminine, classiqued rendez-vous / verroux / jaloux masculine, classiquee mère / étrangère féminine, classiquef toi-même / suprême féminine, classiqueg dieux / yeux masculine, classiqueh maîtresse / tendresse féminine, classiquei bras / appas masculine, classiquej Éléonore / l'Aurore / encore féminine, classiquek réveil / soleil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Parny, tome I, Paris, CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS, 1831· numérisation gallica.bnf.fr· Sources