Œuvres complètes, 1775‑1806· Poésies érotiques· Appendice
IV. Sur la maladie d’Éléonore
C'en est fait, la faux du trépasSe lève sur ma jeune amie ;Le feu d'une fièvre ennemieBrûle ses membres délicats.Je l'ai vue au milieu des peines,Sur son front j'ai posé la main ;O douleur ! j'ai senti soudainCe feu qui coule dans ses veines.Ses yeux peignaient l'égarementEt le désordre de son âme ;Ses yeux, que je vis si souventBriller d'une plus douce flamme,N'ont point reconnu son amant.Ah ! ses beaux jours naissent à peine :O mort ! garde-toi de frapper,Ou tranche sa vie et la mienne :Tu n'auras qu'un fil à couper,
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 2[abba] 1[ababa] 1[abab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a trépas / délicats masculine, classiqueb amie / ennemie féminine, classiquec peines / veines féminine, classiqued main / soudain masculine, classiquee l'égarement / souvent / amant masculine, classiquef âme / flamme féminine, classiqueg peine / mienne féminine, classiqueh frapper / couper masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
17 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Parny, tome I, Paris, CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS, 1831· numérisation gallica.bnf.fr· Sources