Sonnets et poésies, 1875· Première partie Sonnets publiés en 1835
Prédications
Les yeux gonflés de pleurs qui ne pouvaient sécher.Autrefois le Prophète, assis sur un rocher,Disait à tout passant : « Sion, ville insensée,Vers le Seigneur ton Dieu convertis ta pensée,Convertis ta pensée, ou crains les châtimentsQue j’annonce en son nom à tes débordements ;» Puis voyant que chacun, riant de ses alarmes,S’en allait sans répondre, il reprenait ses larmesEt criait vers le ciel, plein de compassion :« Malheureuse Sion ! malheureuse Sion ! »
ÉMILE PÉHANT. — Un Cimetière, poëmes inédits.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Sonnets et poésies, Nantes - Paris, V; FOREST ET ÉM. GRIMAUD - Alphonse LEMERRE, 1875· numérisation gallica.bnf.fr· Sources