Sous les pins, 1902
Le grand repos
(Pensée de novembre)
On se disperse dans la vie,On se rassemble dans la mortQui sous la terre nous convieEt nous y couche sans remords.
Qu’importe la route suivieEt l’éclat passager du sort !Il vient un jour où l’on envieLe repos de l’ami qui dort ;
Qui dort là-bas au cimetièreSous l’indifférence et la pierre,Hélas ! deux fois enseveli,
Et dont la poussière, sans doute,Dans l’éternel silence goûteDes vivants l’éternel oubli !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Sous les pins, Montréal, Librairie Beauchemin, 1902· numérisation poesies.net· Sources