Bouteille et vénus, 1876‑1924· Épigrammes imitées plus ou moins de l’Antique
A nana
Tu m’as trahi, Nana, cette nuit ; je le vois,Tout me le prouve, tout : tes yeux fanés, ta voixQui ne peut me tromper, ta démarche lassée,Cette guirlande à tes cheveux entrelacéeQui s’écroule… et, tel un coquillage où les flotsOnt su partout laisser l’écho de leurs sanglots,Ton oreille meurtrie et de baisers rougieQui tinte encor du bruit des flûtes de l’orgie.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bouteille et vénus, Paris, "DISCIPLES D’HIPPOCRATE", 1933· Sources