La muse au cabaret, 1920· Five o’Clock absinthe
L’absinthe
Absinthe, je t’adore, certes !Il me semble, quand je te bois,Humer l’âme des jeunes bois,Pendant la belle saison verte !
Ton frais parfum me déconcerte.Et dans ton opale je voisDes cieux habités autrefois,Comme par une porte ouverte.
Qu’importe, ô recours des maudits !Que tu sois un vain paradis,Si tu contentes mon envie ;
Et si, devant que j’entre au port,Tu me fais supporter la Vie,En m’habituant à la Mort.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef gfg
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a certes / verte féminine, non classiqueb bois masculine, classiquea déconcerte / ouverte féminine, classiqueb vois / autrefois masculine, classiquea maudits / paradis masculine, classiqueb envie / Vie féminine, classiquea port / Mort masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La_Muse_au_cabaret, Paris, EUGENE FASQUELLE, éditeur, 1920· numérisation e-periodica.ch· Sources