La lyre héroïque et dolente, 1897· La gloire du verbe· Maya
L’eau morte
A Charles Bourgault Ducoudray.
L'étang mystérieux‖ dort parmi les bois sombres,Eau de solitude, eau‖ de silence, eau de songe,Que le flot rose et blanc‖ des bruyères prolonge ;Parfois des oiseaux noirs‖ glissent comme des ombresEntre les joncs tendus‖ hors des sinistres ondesTels que des glaives d'or‖ aux mains de reines blondes ;Et sous l'âpre soleil‖ épars en rayons mornesLes nymphéas chassés‖ des limpides fontainesOù boivent, à la nuit,‖ les cerfs aux belles cornes,Attendent tristement‖ les étoiles lointaines.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(abbaccdede)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 dizain
- Mots à la rime
- a sombres / ombres féminine, classiqueb songe / prolonge féminine, classiquec ondes / blondes féminine, classiqued mornes / cornes féminine, classiquee fontaines / lointaines féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La lyre héroïque et dolente, Paris, Société du Mercure de France, 1997· numérisation Project Gutenberg· Sources