La lyre héroïque et dolente, 1897· De sable et d’or· Les fleurs noires
Solitude
A Grégoire le Roy.
C'est un grand silence‖ après le chant du cor,Comme dans les villes mortesOù les chats peuvent encorRêver sur le seuil des portes.
Sous le dais noir de la nuitLes rois radieux,‖ les belles chevauchéesFoulaient dans l'or et le bruitLe sang des roses fauchées.
Des femmes embaumaient l'airParmi le velours des porches ;Nous voyions couler‖ la résine des torchesSur les gantelets de fer.
Mais les heures sont passéesDe la joie et du décorEt dans nos âmes lasséesC'est un grand silence‖ après le chant du cor.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab) 1(abba)
- Mètre
- Heptasyllabes et hendécasyllabes (12 de 7, 4 de 11)· profil 7, 5+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a cor / encor masculine, classiqueb mortes / portes féminine, classiquea nuit / bruit masculine, classiqueb chevauchées / fauchées féminine, classiquea l'air / fer masculine, classiqueb porches / torches féminine, classiquea passées / lassées féminine, classiqueb décor / cor masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La lyre héroïque et dolente, Paris, Société du Mercure de France, 1997· numérisation Project Gutenberg· Sources