Œuvres complètes, 1625‑1660· Epigrammes et chansons
Inscription
Pour mettre au dessous d’un tableau où Alcidon est peint tenant Daphnide entre ses bras.
Alcidon parle.
Daphnide, qui jadis n’avoit point de pareille,Estoit le seul objet qui plaisoit à mes yeux.Jupiter, qui la vit, l’enleva dans les cieuxPour posseder tout seul cette aimable merveille ;Mais un docte pinceau la rameine icy bas :C’est celle que tu vois que sans cesse j’adore,Et depuis jour et nuit je la tiens en mes bras,De crainte que ce dieu ne la ravisse encore.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Racan, Paris, P. Jannet, 1857· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources