La Cité des eaux, 1902· Ode et poésies
L’heure
Rapide, aiguë et furtive,L'aiguille sur le cadranPerce l'heure où elle arriveDe son dard indifférent.
La rose, de ses pétales,Compte l'instant qui se suitEn minutes inégalesQui s'effeuillent sans un bruit.
Le temps pour toi se diviseSelon que tu l'as pensé !Qu'il s'abrège ou s'éterniseIl deviendra ton passé.
Et, lorsqu'un jour de ta cendreLes roses refleuriront,Tu ne pourras plus entendreLes aiguilles qui feront,
Sur le cadran à demeure,Leur travail minutieuxDe percer encore l'heureQue ne verront plus tes yeux.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a furtive / arrive féminine, classiqueb cadran / indifférent masculine, non classiquea pétales / inégales féminine, classiqueb suit / bruit masculine, classiquea divise / s'éternise féminine, classiqueb pensé / passé masculine, classiquea cendre / entendre féminine, classiqueb refleuriront / feront masculine, classiquea demeure / l'heure féminine, classiqueb minutieux / yeux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La cité des eaux, Paris, SOCIÉTÉ DU MERCURE DE FRANCE, 1902· numérisation Project Gutenberg· Sources