La Cité des eaux, 1902· Inscriptions lues au soir tombant
Le silence
Le silence est peut-être‖ une voix qui s'est tueComme le dieu se tait‖ debout en sa statue,Et par elle n'a plus‖ de vivant aujourd'huiQue son ombre, au soleil,‖ qui tourne autour de lui.Le silence est peut-être‖ une voix qui sait toutComme un dieu taciturne‖ en son marbre debout,Dont le geste éternel‖ fait signe qu'on écouteCe que dira son ombre‖ aux passants de la route,Qui regardent, d'en bas‖ et le genou plié,L'ordre silencieux‖ du dieu pétrifié.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a tue / statue féminine, classiqueb aujourd'hui / lui masculine, classiquec tout / debout masculine, classiqued écoute / route féminine, classiquee plié / pétrifié masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La cité des eaux, Paris, SOCIÉTÉ DU MERCURE DE FRANCE, 1902· numérisation Project Gutenberg· Sources