La Cité des eaux, 1902· Salut a Versailles
Le socle
L'Amour qui souriait‖ en son bronze d'or clairAu centre du bassin‖ qu'enfeuille, soir à soir,L'automne, a chancelé‖ en se penchant pour voirEn l'onde son reflet‖ lui rire, inverse et vert.
Le prestige mystérieux‖ s'est entr'ouvert ;Sa chute, par sa ride,‖ a brisé le miroir,Et dans la transparence‖ en paix du cristal noirOn l'aperçoit qui dort‖ sous l'eau qui l'a couvert.
Le lieu est triste ; l'if‖ est dur ; le cyprès nu.L'allée au loin s'enfonce‖ où nul n'est revenuDont le pas à jamais‖ vibre au fond de l'écho ;
Et, de l'Amour tombé‖ du socle qu'il dénude,Il reste un bloc égal‖ qui semble le tombeauDu songe, du silence‖ et de la solitude.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef gfg
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a clair / vert masculine, non classiqueb soir / voir masculine, classiquea entr'ouvert / couvert masculine, classiqueb miroir / noir masculine, classiquea nu / revenu masculine, classiqueb l'écho / tombeau masculine, classiquea dénude / solitude féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La cité des eaux, Paris, SOCIÉTÉ DU MERCURE DE FRANCE, 1902· numérisation Project Gutenberg· Sources