Les jeux rustiques et divins, 1897· Aréthuse· Flûtes d’avril et de septembre
Figurines pour un Tombeau
L’Espoir avec l’Amour‖ marche le long du fleuve,L’Espoir ! et les fleurs d’or‖ frôlent sa robe neuve,Et le soleil sourit‖ dans l’étoffe tisséeDes fils mystérieux‖ de toutes nos penséesEt transparente au point‖ qu’on distingue au traversLa sveltesse du torse‖ où l’os perce la chair ;Et le visage, hélas !‖ sourit quand le pied butte,Et les deux compagnons‖ parlent et se consultentA voix basse et l’Amour‖ soutient l’Espoir qui tremble.Mais jusqu’au bout du songe‖ ils n’iront pas ensemble,La mer est loin encor‖ où se perdra le fleuve,Et l’Espoir, dans sa robe vaine‖ et toujours neuve,Succombe au crépuscule‖ et ne voit pas le jour ;Et tu l’ensevelis‖ de tes mains, à Amour,Et du bûcher de pin‖ où tu brûlas ses osTu recueilles sa cendre‖ et, près des calmes eauxDu fleuve, je te vois‖ qui portes dans le soirL’urne d’argile rouge‖ où grimpe un myrte noir !
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 9((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a fleuve / neuve féminine, classiqueb tissée / pensées féminine, non classiquec travers / chair masculine, non classiqued butte / consultent féminine, non classiquee tremble / ensemble féminine, classiqueg jour / Amour masculine, classiqueh os / eaux masculine, classiquei soir / noir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les jeux rustiques et divins, Mercure de France, Paris, 1897· numérisation poesies.net· Sources