Au pays de la mort et de la beauté, 1895· Sonnets évocateurs· Jeux du Vésuve
La gloire de Stabies
DES villes où trônaient‖ l'orgueil et la luxure,Le Vésuve, en soufflant‖ dessus, a tout détruit.Où fut un temple, il reste‖ à peine une fissure.Où l'or dardait ses feux,‖ la cendre a fait la nuit.
Mais le monstre sans frein‖ dont l'ardente morsureBroya toute gaîté,‖ toute force et tout bruit,N'a fait que recouvrir‖ d'immortalité sûreL'homme par la science‖ et le devoir conduit.
Lorsque Pline, à travers‖ l'aveugle phénomèneAyant guidé sans trouble‖ une flotte romainePour observer les faits‖ et pour sauver les gens.
Périt asphyxié‖ sur la rive qui fume,Sa mémoire, où l'honneur‖ de l'esprit se résume,S'inscrivit pour toujours‖ au bord des flots changeants.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a luxure / fissure féminine, classiqueb détruit / nuit masculine, classiquea morsure / sûre féminine, classiqueb bruit / conduit masculine, classiquea phénomène / romaine féminine, classiqueb gens / changeants masculine, classiquea fume / résume féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1897· numérisation archive.org· Sources