Poésies, 1860· Les nuits persanes· La mosquée
Celui qui est
DANS le vent se perdent les ailes,Les sons de lyre dans le bruit,Dans le brasier les étincelles,Nos rêves à tous dans la nuit.
Le monde est une souricièreOù le plaisir mène au remord,Où l'amour mène à la poussière,Où l'action mène à la mort.
Et le temps roule, cercle énorme,Autour d'un immobile essieu.Et rien ne change que la forme,Et rien ne demeure que Dieu.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a ailes / étincelles féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classiquea souricière / poussière féminine, classiqueb remord / mort masculine, classiquea énorme / forme féminine, classiqueb essieu / Dieu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1896· numérisation gallica.bnf.fr· Sources