Poésies, 1860· Idylles Japonaises (1880)
La Blessure
QUAND l'amour prend l'âme, il tient bien.Il ne s'en va pas comme il entre.C'est en vain, pour chasser le mien,Que je me suis ouvert le ventre.
Bien qu'en moi le fer aiguiséSe soit plongé comme un vorace,Tout s'est vite cicatrisé ;Il en reste à peine la trace.
Mais, hélas ! l'invisible malQue m'a fait une séductriceAvec ses yeux de noir cristal,Je ne crois pas que j'en guérisse !
Un seul baume serait calmant :La lèvre de ma bien-aimée,Cette tasse de thé fumantDont je n'ai rien que la fumée !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a bien / mien masculine, classiqueb entre / ventre féminine, classiquea aiguisé / cicatrisé masculine, classiqueb vorace / trace féminine, classiquea mal / cristal masculine, classiqueb séductrice / guérisse féminine, classiquea calmant / fumant masculine, classiqueb bien-aimée / fumée féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1896· numérisation gallica.bnf.fr· Sources