Poésies, 1860· Les nuits persanes· Les rhythmes
Ni plus ni moins
L'EAU coule, immensité sans tache.Sur sa nappe, miroir du ciel,Seul, un noyé flotte et détacheSon ventre pestilentiel.
Et de grands oiseaux au vol courbe,Avec la même volupté,Du cadavre goûtent la bourbeEt de l'eau la limpidité.
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a tache / détache féminine, classiqueb ciel / pestilentiel masculine, classiquea courbe / bourbe féminine, classiqueb volupté / limpidité masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1896· numérisation gallica.bnf.fr· Sources