Recueil intime, 1881· I
Camélias
MON amour, tu te plains‖ qu’avec le colorisDont les camélias‖ décorent leur pétale,Ils n’offrent nulle odeur‖ à l’amateur surprisQui rêvait un parfum‖ d’essence orientale.
Ayant de leur éclat‖ admiré tout le prix,Tu n’en gémis que plus‖ de cette loi fataleQui sur le rossignol‖ jette un plumage grisEt qui veut que, plein d’or,‖ le paon rauque s’étale.
Moi, je suis plus heureux.‖ Depuis le soir si doux,Où, dans l’oubli profond‖ du monde autour de nous.J’ai respiré ces fleurs‖ à tes cheveux unies,
Elles ont pour mon cœur‖ des douceurs infinies,Et, réveillant en moi‖ les souvenirs aimés,Tous les camélias‖ me semblent parfumés.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd dee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a coloris / surpris masculine, classiqueb pétale / orientale féminine, classiquea prix / gris masculine, classiqueb fatale / s’étale féminine, classiquea doux / nous masculine, classiqueb unies / infinies féminine, classiqueb aimés / parfumés masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Recueil intime, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1881· numérisation poesies.net· Sources