La mer, 1894· Étant de quart
XXI. Elle toujours
Car ce serait assez‖ pour que l’on te bénît,Sainte étoile du nord,‖ si tu n’étais qu’un phare,Toi par qui les bateaux,‖ quand leur aile s’effare,Sont en un sûr chemin‖ ramenés à leur nid.
Quelquefois cependant‖ le phare se ternit,Et l’heure où de rayons‖ son feu nous est avare,C’est l’heure où l’ouragan‖ soufflant dans sa fanfarePousse au galop sur nous‖ son cheval qui hennit.
Mais quoi ! Même à cette heure,‖ et sans que l’on te voie,Aux matelots perdus‖ montrant toujours la voie,Tu guides dans la nuit‖ l’aiguille du compas ;
Et c’est toi, toujours toi,‖ que nous voyons en elle,Ancre immobile, dont‖ le câble ne rompt pas,Ancre jetée au fond‖ des cieux, ancre éternelle !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a bénît / nid masculine, classiqueb phare / s’effare féminine, classiquea ternit / hennit masculine, classiqueb avare / fanfare féminine, classiquea voie féminine, classiqueb compas / pas masculine, classiquea elle / éternelle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La mer, Paris, Charpentier et Fasquelle, 1894· numérisation wikisource.org· Sources