La mer, 1894· Étant de quart
II. Les écus de la lune
La lune au ras‖ des flots étincelantsCasse en morceaux‖ ses jolis écus blancs.Bon sang ! que de pécune !Si ton argent,‖ folle, t’embarrassait,Pourquoi ne pas‖ le mettre en mon gousset,Ohé, la Lune ?
Ohé, la Lune !‖ Écoute un peu, voyons !Et soudain tombe‖ un paquet de rayons.Mais, las ! quelle infortune !Ça tomba sur‖ mon crâne. Il se fêla.Et ma cervelle‖ a pris son vol par là…Ohé, la Lune !
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Vers de 10, 4 et 6 syllabes (8 de 10, 2 de 4, 2 de 6)· profil 4, 6, 4−6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a étincelants / blancs masculine, classiqueb pécune / Lune féminine, classiquec t’embarrassait / gousset masculine, classiquea voyons / rayons masculine, classiqueb infortune / Lune féminine, classiquec fêla / là masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La mer, Paris, Charpentier et Fasquelle, 1894· numérisation wikisource.org· Sources