La mer, 1894· Étant de quart
VI. Oiseaux de tempête
Quand la mer est douce aux régates,On n’y voit que des goëlands,Qui planent, paresseux et lents,Chatoyants comme des agates.
Les poissons morts et les morgatesVont à ces pêcheurs indolents.Mais il faut l’orage aux élansDes albatros et des frégates.
Car pour ces fous la voluptéC’est de fouetter le vent domptéEt la vague qui se démène.
Ainsi les grands cœurs arrogantsNe sortent de la foule humaineQu’aux heures troubles d’ouragans.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a régates / agates féminine, classiqueb goëlands / lents masculine, classiquea morgates / frégates féminine, classiqueb indolents / élans masculine, classiquea volupté / dompté masculine, classiqueb démène / humaine féminine, classiquea arrogants / d’ouragans masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La mer, Paris, Charpentier et Fasquelle, 1894· numérisation wikisource.org· Sources