Les caresses, 1877· Nivôse
VII. « Après tout, est-ce tant ma faute ? Elle savait »
Après tout, est-ce tant‖ ma faute ? Elle savaitQue ma mauvaise tête‖ a l'orgueil pour chevet,Que mon cœur est brutal‖ comme un oiseau rapace.Et que je suis jaloux‖ même du vent qui passe.Elle savait qu'un rien‖ fait flamber un éclairSauvage dans mon œil‖ de métal jaune et clair.Elle savait mon sang‖ plus bouillant qu'une lave.Alors, pourquoi m'avoir‖ traité comme un esclave ?Elle m'a trop bâté,‖ tant, qu'à la fin, d'un coup,J'ai redressé la tête‖ en cassant mon licou.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a savait / chevet masculine, classiqueb rapace / passe féminine, classiquec éclair / clair masculine, classiqued lave / esclave féminine, classiquee coup / licou masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 1.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Caresses, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1877· numérisation archive.org· Sources