Le Règne Du Silence, 1891· Du silence
XVIII. « Des cloches, j'en ai su qui cheminaient sans bruit »
Des cloches, j'en ai su‖ qui cheminaient sans bruit,Des cloches pauvres, qui‖ vivaient dans des tourellesSordides, et semblaient‖ se lamenter entre ellesDe n'avoir de repos‖ ni le jour ni la nuit.
Des cloches de faubourg‖ toussotantes, brisées ;Des vieilles, eût-on dit,‖ qui dans la fin du jourAllaient se visiter‖ de l'une à l'autre tour,Chancelantes, dans leurs‖ robes de bronze usées.
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a bruit / nuit masculine, classiqueb tourelles / elles féminine, classiquea brisées / usées féminine, classiqueb jour / tour masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Règne Du Silence, Paris, BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER, 1891· numérisation poesies.net· Sources