Le Règne Du Silence, 1891· Au fil de l’âme
XII. « Heures troubles de l'âme aux multiples échos »
Heures troubles de l'âme‖ aux multiples échosOù pour des riens : un peu‖ de cloches dans la brume,La douleur des métaux,‖ au loin, sur quelque enclume,Le bruit mouillé de deux‖ rames à temps égauxQui fauchent le silence‖ au long d'une rivière,Heures troubles où pour‖ ces riens l'âme s'émeutEt trouve un air étrange‖ à l'ambiance entière :Ainsi le soleil luit ;‖ pourtant voilà qu'il pleut !Et ces oiseaux, là-bas,‖ volant devant les portes,Qui font des croix avec‖ l'ombre de leurs vols noirs !Le parfum qu'on croyait‖ latent dans les mouchoirsHante comme un retour‖ de l'âme des fleurs mortes…Tout devient nostalgique‖ et commémoratif ;Le jet d'eau raccourci‖ prend la forme d'un if ;La fumée, au-dessus‖ du douteux paysage,Doucement se déroule‖ en langoureux tissuOù menace, dans l'air,‖ un texte entr'aperçu,Et, dans la lune pâle,‖ on a peur d'un visage.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abba] 1[abab] 1[aa]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a échos / égaux masculine, classiqueb brume / enclume féminine, classiquec rivière / entière féminine, classiqued s'émeut / pleut masculine, classiquee portes / mortes féminine, classiquef noirs / mouchoirs masculine, classiqueg commémoratif / if masculine, classiqueh paysage / visage féminine, classiquei tissu / entr'aperçu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Règne Du Silence, Paris, BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER, 1891· numérisation poesies.net· Sources