Le Règne Du Silence, 1891· Cloches du dimanche
VII. « Le dimanche est le jour où l'on entend les cloches »
Le dimanche est le jour‖ où l'on entend les cloches !Le dimanche est le jour‖ où l'on pense à la mort !Car, parmi le repos‖ de la ville qui dort,Les cloches vibrent mieux,‖ ébruitant leurs reprochesEt leur conseil de se‖ résigner à mourir,Elles dont coup à coup‖ les forces sont décruesEt dont neigent les lis‖ de bronze dans les rues ;Chacun en leur départ‖ s'écoute dépérirEt sent un peu de soi,‖ de minute en minute,Qui s'en va, qui s'effeuille‖ et tombe à l'unisson,Qui lentement se fane‖ et meurt avec le sonDans l'air vorace, en une‖ inexorable chute…
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(abbacddceffe)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 1 douzain
- Mots à la rime
- a cloches / reproches féminine, classiqueb mort / dort masculine, classiquec mourir / dépérir masculine, classiqued décrues / rues féminine, classiquee minute / chute féminine, classiquef l'unisson / son masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Règne Du Silence, Paris, BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER, 1891· numérisation poesies.net· Sources