Le Règne Du Silence, 1891· Du silence
XXI. « Très défuntes sont les maisons patriciennes »
Très défuntes sont les‖ maisons patriciennesEt très dorénavant‖ closes dans du silenceParmi des quartiers froids,‖ en des villes anciennes,Où les pignons, pris d'une‖ inerte somnolence,Ne voient plus rien de grand,‖ dans le soir diaphane,Qui descende sur eux‖ du soleil qui se fane ;Et, pour fleurir le deuil‖ de ces vieilles demeuresQui sont les tombeaux noirs‖ des choses disparues,Seul le carillon lent‖ sème tous les quarts d'heuresSes lourdes fleurs de fer‖ dans le vide des rues !
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababccdede)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 1 dizain
- Mots à la rime
- a patriciennes / anciennes féminine, classiqueb silence / somnolence féminine, classiquec diaphane / fane féminine, classiqued demeures / d'heures féminine, classiquee disparues / rues féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Règne Du Silence, Paris, BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER, 1891· numérisation poesies.net· Sources