Les Vies Encloses, 1896· Le soir dans les vitres
V. « Le ciel est gris ; mon âme est grise »
Le ciel est gris ; mon âme est grise ;Elle se sent toute déprise,Elle se sent un parloir nu ;Car le soir, ce soir, m'est venuComme un commencement de crise.
La pendule ourle de minutesLe silence de la maison ;Ô soir, quel est donc le poisonQue parmi tes crêpes tu blutes,Pour que j'aie encor ces rechutes ?
Couchant de cendre refroidie ;Crépuscule d'âme indistinct ;Mal du soir qui si mal m'atteintQue c'est comme une maladie,Et rien d'humain n'y remédie.
Versification
- Forme
- 3 quintils (quintils)
- Rimes
- 1(aabba) 2(abbaa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quintils
- Mots à la rime
- a grise / déprise / crise féminine, classiqueb nu / venu masculine, classiquea minutes / blutes / rechutes féminine, classiqueb maison / poison masculine, classiquea refroidie / maladie / remédie féminine, classiqueb indistinct / m'atteint masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Vies Encloses, Paris, BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER, 1896· numérisation poesies.net· Sources