Les Vies Encloses, 1896· Le voyage dans les yeux
VII. « Les yeux sont des bassins d'eau changeante qui dort »
Les yeux sont des bassins‖ d'eau changeante qui dort,Où, parmi des frissons‖ de moires remuées,Appareille une flotte‖ éparse de nuées,Voiles blanches qui vont‖ vers un horizon d'or ;Mais parfois certains grands‖ nuages couleur d'encreS'immobilisent comme‖ en quarantaine, au fondDe tels beaux yeux de qui‖ l'étiage est profondEt qui portent en eux‖ ces nuages à l'ancre.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(abbacddc)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a dort / d'or masculine, non classiqueb remuées / nuées féminine, classiquec d'encre / l'ancre féminine, classiqued fond / profond masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.0· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Vies Encloses, Paris, BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER, 1896· numérisation poesies.net· Sources