Dans Les Brandes, 1877
La cuisinière
Au bruit sempiternel‖ du canon de sureauQu'un petit garçon bourre‖ et rebourre sans trêve,La bonne au coin du feu‖ s'assoupit dans un rêveEntre le chien blanchâtre‖ et le matou noiraud.
Et la voilà qui dort,‖ un pied sur le barreauD'une chaise en bois blanc‖ dont la paille se crève,Au bruit sempiternel‖ du canon de sureauQu'un petit garçon bourre‖ et rebourre sans trêve.
Mais la bonne ouvre l'œil,‖ car le vieux hobereauLa secoue à deux bras :‖ — Qu'est-ce ? dit Geneviève.— Ce que c'est ! ventrebleu !‖ que le diable t'enlève ! »Hélas ! elle a laissé‖ tout brûler un perdreau,Au bruit sempiternel‖ du canon de sureau.
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba abAB abbaA
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a sureau / noiraud masculine, non classiqueb trêve / rêve féminine, classiquea barreau / sureau masculine, classiqueb crève / trêve féminine, classiquea hobereau / perdreau / sureau masculine, classiqueb Geneviève / t'enlève féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Dans Les Brandes, Poèmes Et Rondels, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, EDITEURS, 1883· numérisation poesies.net· Sources