Dans Les Brandes, 1877
La sieste
En regardant sauter les geaisSur les hautes branches d'un chêne,Délivré du spleen qui m'enchaîne.Béatement je m'allongeais.
Oh ! comme alors je me plongeaisDans la quiétude sereine,En regardant sauter les geaisSur les hautes branches d'un chêne !
Et, sans traiter un des sujetsDont j'avais la cervelle pleine,J'attendais que la nuit d'ébèneEût effacé tous les objets,En regardant sauter les geais.
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba abAB abbaA
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a geais / m'allongeais masculine, classiqueb chêne / m'enchaîne féminine, classiquea plongeais / geais masculine, classiqueb sereine / chêne féminine, classiquea sujets / objets / geais masculine, classiqueb pleine / d'ébène féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Dans Les Brandes, Poèmes Et Rondels, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, EDITEURS, 1883· numérisation poesies.net· Sources