Paysages et Paysans, 1899
En justice de paix
Le vieux, contre la fenêtre,Fauve, en train de ruminer,Soudain s’entend condamnerAu profit de ses trois maîtres.
Il semble alors que son œil lent,Ayant défalqué l’assistance,Demande au grand Christ du mur blancCe qu’il pense de la sentence.
Et quand le juge lui dit, froid :« Qu’avez-vous à répondre ? — Moi !— Grince le vieux, pâle, et qui tremble, —
J’ n’ai rien à vous répondr’ du toutSi c’ n’est qu’ vous êt’ quat’ chiens ensemblePour manger un malheureux loup ! »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paysages et Paysans, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1899· numérisation poesies.net· Sources