Paysages et Paysans, 1899
Fin d’hiver
Par ce temps si bénin, après tant de froidure,Dans les grands terrains gris, sur les coteaux chenus,On a l’impression parmi ces arbres nusD’un très beau jour d’été sans fleurs et sans verdure.
Les pieds ne glissent plus sur la terre moins dureOù les feux du soleil, presque tous revenus,Allument cailloux, rocs, sable et gazons menus.Dans l’atmosphère souffle un vent tiède qui dure.
Et çà et là — près d’un marais,D’un taillis, d’un pacage, auprèsD’un ruisseau bordé de vieux aunes,
Le printemps s’annonce à vos yeuxAvec le vol silencieuxDe beaux petits papillons jaunes.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paysages et Paysans, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1899· numérisation poesies.net· Sources