Paysages et Paysans, 1899
L’Éternité
On guette dans la multitudeLa fuite de tous ses instants.Au contraire, on fige le tempsEn pratiquant la solitude.
À constamment voir le tableauDu monotone impérissable,On vit l’herbe, le grain de sable,Le rocher, le nuage et l’eau.
L’âge vient à si petits pasQu’il semble qu’on n’assiste pasÀ ses lentes métamorphoses :
Et l’on a pleinement goûtéLa saveur de l’ÉternitéLorsque l’on rentre dans les choses.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paysages et Paysans, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1899· numérisation poesies.net· Sources