Paysages et Paysans, 1899
La Veuve
Hélas oui ! longtemps, son malheurLui fut prédit par ses alarmes.Mais, par ce temps ensorceleurDe bruine dans la chaleur,Elle pose un peu sa douleurComme un soldat pose ses armes.De l’azur moite il pleut des charmes !L’arc-en-ciel étend ses couleursSur la molle extase des fleurs,De l’eau, des frênes, et des charmes.Et, tendrement, aux longs vacarmesDes oiseaux plaintifs et siffleurs,La veuve sourit dans les pleursAu soleil qui luit dans les larmes.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paysages et Paysans, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1899· numérisation poesies.net· Sources